JEREMY - JULIAN ALPS TRAIL RUN - 80KM & 3800MD+

3 mois après le Trail du Saint-Jacques by UTMB, me voilà en Slovénie pour mon premier ultra en montagne.
80 km et 3800 m de D+ entre le lac de Bled et Kranjska Gora. Une nouvelle aventure, mais surtout une première pour moi dans les montagnes slovènes.
Et cette fois encore, j’ai la chance d’être accompagné par ma femme et mes amis. ❤️
8h00, le départ est donné.
Je me sens bien, les jambes sont fraîches et elles n’attendent qu’une chose : partir.
Mon objectif est de terminer autour de 14h40. Alors je décide de ne pas penser aux 80 km et de simplement avancer ravito après ravito.
Jusqu’au 3e ravito, tout se passe parfaitement. Je suis même en avance sur mes temps de passage.
Je sais que les montées sont mon point fort, alors j’en profite. Entre le 1er ravito et le passage au mont Stol, à plus de 2000 m, je reprends plus de 180 places.
L’alimentation passe bien, les jambes répondent et le moral est bon.

Mais forcément, sur un ultra, ça ne peut pas être aussi simple jusqu’au bout…
Les douleurs commencent à apparaître dans les mollets. Deux points qui ressemblent à des contractures et qui deviennent de plus en plus gênants.
Et derrière arrivent les descentes… la partie que je redoute le plus parce que je sais que je suis beaucoup moins à l’aise.
Mais bon, on avait une petite devise pour cette course :
« Quoi qu’il arrive, tu avances et tu fermes ta gueule. » 😂
Alors j’avance.
Au 4e ravito, je commence vraiment à être dans le dur. Les mollets font mal, l’estomac commence aussi à faire des siennes…
Mais abandonner ? Hors de question.
Alors je repars.
Et entre le 4e et le 5e ravito, je reprends encore 31 places.
Au 5e, ma femme est là. ❤️
Elle me chouchoute, me remet un peu d’énergie et surtout me permet de repartir avec la tête plus légère.
Parce qu’il reste encore quelques kilomètres…

Puis la nuit tombe.
Frontale allumée.
Et là, c’est une autre histoire.
Terrain technique, boueux, glissant, avec des jambes déjà bien fatiguées… autant dire que je n’ai pas cherché à prendre de risques.
Les trois quarts de cette partie, je les fais en marchant.
Je perds 26 places, mais franchement, à ce moment-là, le classement n’est plus ma priorité et daillleurs ça ne l’a jamais été .
Je veux juste avancer et éviter la blessure.
Et puis enfin…
22h22.
La ligne d’arrivée.
Ma femme et mes amis sont là avec des pizzas dans les mains. 🍕, la bière arrivera par la suite après avoir repris les esprits.
14h22 de course.
Je termine même en avance sur mon objectif.
Il y a eu des hauts, où j’ai vraiment pris mon pied.
Il y a eu des bas, où j’ai beaucoup moins profité.
Mais pendant les moments difficiles, je me suis répété une chose :
« Toi, t’es là. Profite. Parce que certains aimeraient tellement être à ta place. »
Et finalement, c’est peut-être ça que je retiens le plus de cette course.
Pas le classement.
Pas les places gagnées ou perdues.
Mais les paysages, les moments partagés, les douleurs, les doutes, les encouragements et surtout les personnes qui étaient là pour moi.
Un immense bravo aussi à mon pote Thomas pour sa course. Une vraie machine de guerre ! 💪🔥
Et maintenant ?
À peine arrivé que je regarde déjà les courses pour 2027… 😂
Vive le trail, vive le sport et surtout… profitons de la chance qu’on a de pouvoir vivre tout ça. ❤️🏔️





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